L'échec de la xième réforme scolaire

N'ayons pas peur des mots : la réforme scolaire au Québec est un échec !
J'ajouterais même que toute réforme est vouée à l'échec si elle ne tient pas compte des causes profondes de la débandade scolaire de nos jeunes, des garçons en particulier. Soyons francs, le drame scolaire québécois est probablement beaucoup plus grave si l'on admet que de nombreux enseignants gonflent les notes de leurs élèves afin d'acheter la paix... Qui peut les blâmer ?
Madame Françoise Dolto, neuropsychiatre et psychanalyste mondialement connue pour ses études sur l'enfant, a abordé les troubles à l'école dans un ouvrage intitulé « L'échec scolaire », ouvrage que nos décideurs politiques et syndicalistes du monde de l'éducation auraient intérêt à lire et à méditer.
En résumé, madame Dolto affirme que les enfants apprennent d'abord par l'exemple que leur présente le monde des adultes. Inquiétante affirmation, si l'on analyse attentivement la société québécoise...
Nous aimerions que nos enfants maîtrisent mieux le français, alors que nous nous exprimons comme des primates.
Nous aimerions que nos enfants maîtrisent la lecture, alors que le Québécois adulte moyen est l'un des pires lecteurs du monde occidental et que nos bibliothèques scolaires sont dans un état pitoyable.
Nous aimerions que les cerveaux de nos rejetons s'imprègnent des grandes réalisations humaines, alors que nous nous gavons de stupidités télévisées et radiophoniques, que nous dévorons les journaux à potins qui racontent dans les moindres détails les régimes amaigrissants et les déboires amoureux de nos vedettes du show-business !
Nous nous vautrons dans le crétinisme intellectuel tout en espérant que nos enfants vont miraculeusement se transformer en autant d'Albert Einstein, alors que « de nos jours, il y a de plus en plus d'enfants aliénés, de plus en plus d'enfants qui ne peuvent plus vivre », selon Françoise Dolto.
La réforme scolaire confirme aussi un autre drame que nos décideurs ne prennent pas assez au sérieux. Je veux parler ici de la piètre performance des garçons.
La féminisation à outrance du système et le dénigrement subtil de la masculinité, de la virilité, favorisent le décrochage scolaire.
L'évangile féministe règne en maître dans nos institutions scolaires.
Rapidement, dès la garderie, les jeunes mâles sont ratatinés psychologiquement par des intervenantes qui voient dans la virilité normale des garçons de la graine de violeurs, d'agresseurs et de tueurs en série.
Et on est tout surpris ensuite de constater la montée du phénomène des gangs de rue chez nos adolescents mâles dégoûtés d'un système scolaire qui n'a pas respecté les particularités de la masculinité et qui a été incapable de leur proposer des modèles masculins respectables.
Des solutions ?
D'abord, mettre fin rapidement à la mixité scolaire.
Création d'écoles pour les gars, des écoles dirigées et gérées par des hommes.
Mettre le paquet sur la formation des maîtres, formation qui devrait être fondée sur une connaissance élargie des grandes civilisations humaines. Il est actuellement déplorable de constater que trop de nos jeunes enseignants sont des ignares en littérature, en histoire, en arts, ne vont jamais au théâtre et sont allergiques à Mozart et Bach.
Enfin, il faut aussi que le monde adulte prêche par l'exemple. On ne pourra enrichir, développer le cerveau et la personnalité de nos jeunes en leur proposant le triste spectacle d'une société en adoration devant les veaux d'or que sont devenus l'argent, le show-business, la consommation et l'hyper sexualisation.
Jean-Pierre Gagnon
L’éducation au Québec c’est un monument d'aveuglement volontaire déguisé en bons sentiments qui traduisent la lâcheté d'affronter la réalité.
Aucune réforme scolaire ne pourra réparer les dégâts d'une société dont les valeurs familiales sont à la dérive, dont la langue de Molière se rapproche dangereusement de celle des babouins et dont la culture se résume le plus souvent à un intérêt passionné pour les divorces en série de nos vedettes millionnaires.