Normes de vie

À propos des femmes
Nous considérons que les hommes et les femmes sont égaux et ont la même valeur.
Une femme peut donc, entre autres : conduire une voiture, voter librement, signer des chèques, danser, décider par elle-même, s’exprimer librement, se vêtir comme elle le désire tout en respectant les normes de décence généralement admises ainsi que les normes de sécurité publique, déambuler seule dans les endroits publics, étudier, avoir un métier ou une profession, posséder des biens et en disposer à sa guise. Tout cela fait partie de nos us et coutumes, de nos droits acquis.
À propos des enfants
Nos enfants doivent fréquenter les écoles reconnues par le Ministère de l’Éducation du Québec pour assurer leur développement social et favoriser leur intégration à la société et au marché du travail. D’autre part, toute forme de violence à l’endroit des enfants est proscrite.
À propos des festivités
Nous écoutons de la musique et nous buvons des boissons alcoolisées dans les lieux publics et privés, nous dansons et, vers la fin de l’année civile, nous décorons, individuellement ou collectivement, un sapin ou une épinette avec des boules et des lumières. C’est ce que nous appelons communément « décorations de Noël » ou « arbres de Noël », faisant ici allusion à la notion de réjouissances patrimoniales qui ne leur confèrent pas obligatoirement un caractère religieux. Ces festivités se manifestent autant dans les lieux publics (écoles, hôpitaux, édifices publics, milieux de travail) que dans les lieux privés.
À propos des soins de santé
Dans les résidences pour personnes âgées, les hommes et les femmes sont pris en charge par des hommes ou des femmes responsables. Aucune loi n’empêche une femme d’être soignée par un homme, ni l’inverse.
De même, dans nos hôpitaux et nos CLSC, les femmes médecins peuvent soigner aussi bien les femmes que les hommes ; ainsi en est-il pour les hommes médecins.
Le même principe s’applique aux infirmiers et infirmières, ambulanciers et ambulancières, pompiers et pompières, policiers et policières, etc.
Les responsables des soins n’ont aucune permission à demander à qui que ce soit pour effectuer une transfusion sanguine si leur jugement et leur savoir en indiquent la nécessité pour la survie ou la santé de leur patient.
Depuis plusieurs années, des cours prénataux sont dispensés aux futurs parents ; les hommes et les femmes y assistent ensemble. Au moment de l’accouchement, les futurs pères assistent leurs épouses à l’accouchement.
Dans les établissements mentionnés plus haut, les patients mangent la nourriture traditionnelle qu’on leur offre. Il est courant d’y entendre de la musique, d’y voir des revues, magazines, journaux ou toute autre forme de média (radio et télévision par exemple).
À propos de l’éducation
Dans nos écoles, des hommes et des femmes diplômés enseignent, à visage découvert, et aux garçons et aux filles, sans distinction de sexe.
Les enfants ne peuvent porter aucune arme ou semblant d’arme, symbolique ou non. Ils peuvent aussi chanter et applaudir, pratiquer des sports ou jouer en groupe.
Pour des raisons d’éthique et de décence, les écoles ayant adopté un code vestimentaire, afin d’éviter toute discrimination et exclusion, se doivent de le faire respecter.
Depuis plusieurs années, en vertu de la laïcisation de nos écoles, aucun local n’est fourni pour les prières ou toute autre forme d’incantations. D’ailleurs, dans plusieurs écoles, il n’y a plus aucune prière. On y enseigne de plus en plus la science et de moins en moins la foi.
Dans les établissements scolaires, privés ou publics, à la fin de l’année civile, on peut voir un arbre ou des décorations de Noël. À cette occasion, les enfants chantent ensemble des chants dits de Noël.
Plusieurs écoles ont une cafétéria pour servir des repas constitués de nourriture traditionnelle. Mais il est possible d’y apporter sa propre nourriture ou de manger ailleurs.
À propos des sports et des loisirs
Depuis très longtemps, les garçons et les filles pratiquent les mêmes sports, souvent ensemble, y compris la baignade dans une même piscine. Pour nous, c’est normal.
Vous verrez aussi des hommes et des femmes faire du ski ensemble, sur les mêmes pistes ou encore jouer au hockey dans la même équipe, sur la même patinoire.
Dans les piscines publiques, nous avons des gardiennes et gardiens de sécurité en devoir lorsqu’ensemble baigneuses et baigneurs s’amusent.
À propos de la sécurité
Notre immense territoire est patrouillé par les policières et policiers de la Sûreté du Québec. Depuis toujours, un policier ou une policière peut questionner, donner un avertissement, signifier une infraction, peu importe si la personne interpellée est un homme ou une femme.
Dans les lieux publics, il est de mise de se montrer à visage découvert, en tout temps, pour faciliter notre identification.
Pour respecter les lois votées démocratiquement, nous acceptons d’avoir notre photo sur les passeports, cartes d’assurance-maladie, permis de conduire et cartes d’identifications scolaires.
À propos des lieux de travail
Les employeurs sont tenus de respecter les lois gouvernementales régissant les normes du travail. Par conséquent, les jours fériés sont connus d’avance et acceptés par les employés.
Les conventions de travail sont négociées de façon démocratique et, une fois acceptées, les deux parties les respectent. Aucune convention de travail ne commande actuellement aux employeurs de fournir à leurs employés des lieux de prière ou de réserver des moments pour prier durant les heures de travail. De plus, hommes et femmes peuvent travailler côte à côte. Lorsque requis par la loi, nous portons des casques de sécurité.
À propos des commerces
Nos commerces sont régis par une multitude de lois municipales, provinciales et fédérales, lesquelles ont été adoptées démocratiquement. Dans nos commerces, hommes et femmes travaillent ensemble. Ils peuvent s’adresser indifféremment aux clients et aux clientes.
Les produits vendus sont de toute nature. À titre d’exemple, les produits alimentaires doivent être approuvés par différentes instances gouvernementales avant d’être offerts au public. Le commerçant peut les afficher et les vendre en toute liberté. Il est donc normal de voir dans un même étal plusieurs sortes de viandes: boeuf, poulet, agneau, porc, etc.
D’autres commerces offrent à leur clientèle des lieux et de l’équipement pour faire des exercices physiques. Ces lieux sont généralement pourvus d’une vitrine pour regarder à l’extérieur tout en s’entraînant. Cette clientèle est constituée d’hommes et de femmes qui portent les vêtements appropriés.
À propos des familles
Les parents gèrent ensemble les besoins de la famille ; la mère et le père ont la même autorité légale.
Les personnes formant le couple peuvent être de même race ou non, originaires du même pays ou non, de même religion ou non, de même sexe ou non.
Filles et garçons se marient librement en choisissant eux-mêmes leur conjoint ou conjointe dans un esprit d’égalité.
Autre point
Dans nos campagnes, quelques croix de chemin témoignent encore de notre passé.
Elles font partie de notre histoire et de notre patrimoine et doivent être considérées comme telles.

Déclaration universelle des droits de l’homme
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